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Qu’est-ce que l’appropriation ? Enregistrer au format PDF

vendredi 7 novembre 2014 par Matthieu GIROUX

Il est sûr que quelqu’un qui permet à la société de mieux fonctionner doit être récompensé du bien qu’il fait à cette société, par le fait qu’en retour il s’approprie réellement les biens qu’il utilise. Le pouvoir et le libéralisme permettent aux possédants de faire croire aux possédants qu’ils pourront garder leurs biens sans que ces possédants soient réellement utiles à la société.

Si vous séjournez dans un lieu que vous louez, il semble louable que celui qui paye le plus ce lieu devienne propriétaire du lieu. Ça n’est pas ce qui est constaté. En effet beaucoup de propriétaires ont eu intérêt à emprunter pour que ce soit le locataire qui paye l’emprunt. Le locataire payait non seulement la concurrence avec le nombre grandissant de nouveaux locataires. Mais il payait en plus l’argent privé, cause financière première de privation de liberté.

Ainsi les possédants acceptent l’argent privé parce qu’il signifie aussi désengagement de l’état. C’est ce qui est enseigné par le libéralisme et l’économie monétaire, en cachant toutefois la création monétaire. Ce désengagement de l’état permet le bordel libéral, permettant d’augmenter les inégalités.

Les possédants idiots croient alors que cela leur est bénéfique, parce que les inégalités augmentent. Ça ne l’est en aucune manière. En effet, ce qui est important, c’est surtout de disposer de ce qu’on utilise, afin de se savoir reconnu. Il ne s’agit pas de posséder ceux qui créent les richesses. Dans ce cas on va vers la destruction de la société, car il n’y a alors aucun intérêt à faire avancer la société dans ce cas. Il s’agit là de pure spéculation de croire que quelqu’un d’autre puisse appartenir à soi. C’est l’illusion du pouvoir, cause de révoltes.

Après un développement du pays, tout le monde se satisfait à court terme de ce qu’il a. En effet beaucoup sont propriétaires, parce que le commerce et le développement du pays a permis politiquement à chacun de créer un travail utile, ceci contre rétribution de ce qu’a créé la population. Chacun a pu posséder par le fruit de son travail. Il y a donc beaucoup de possédants.

Cependant le libéralisme va intervenir. Après avoir rendu l’école non épanouissante en disant que le pays ne peut plus se développer, la population se passe de l’épanouissement, croyant alors en cette peur de vivre dans un monde fini. C’est la peur qui mène alors vers le divertissement, c’est à dire à penser à autre chose.

Pourtant historiquement l’humanité s’est constamment développée, avant tout démographiquement. Beaucoup de projets de développement attendent dans les tiroirs, surtout en Afrique. On peut, avec la densité d’énergie à disposition et les canaux, verdir les déserts ou transformer des marécages en champs.

Il n’y a pas de ressources finies, d’une part parce que nous ne faisons que transformer la plupart des ressources, exceptée l’énergie, d’autre part parce que nous ne connaissons même pas les limites de l’univers. Enfin l’humanité a non seulement trouvé dans le monde de plus en plus de ressources, mais en plus ces nouvelles ressources étaient de plus en plus riches. En effet, ce qui est le plus riche est aussi difficilement accessible dans la nature. Par exemple, les marais ont mis beaucoup de temps à devenir des champs en France, grâce aux haches.

Se dire qu’un atome c’est de l’énergie potentielle dénote que tout atome léger ou lourd permet une énergie sans limite. Nous avons prouvé scientifiquement qu’il y a certes un monde fini, mais que l’univers est d’une richesse sans limite, et qu’on ne peut vivre éternellement dans son berceau.

Toutes ces constatations vont contre la théorie libérale de la rente, disant que ce sont qui sont venus les premiers qui ont créé la richesse. En effet des denrées ou produits ne valent rien si elles ne peuvent être vendues. Les propriétaires ne valent rien sans la société qui leur permet de le devenir.

Toutes ces constatations vont aussi contre le malthusianisme, appelée actuellement décroissance, disant qu’il y a trop d’humains. Par contre, les fils de possédants voudront accroître leurs prises, comme des enfants gâtés. Certains, comme le prince Philippe d’Angleterre, voudront se transformer en virus pour tuer les gens, ceci afin que sa caste possède plus.

La population qui croira au divertissement croira à tout ce qu’on lui dira, selon ce qu’elle entendra autour d’elle. Les sondages permettront d’aller vers le libéralisme, consistant à dire "Profitez parce que tout va bien : Les marchés gèrent tout !". Les possédants seront possédés par l’envie de posséder. Ils voudront aussi posséder les autres.

On affichera alors son aboutissement, le malthusianisme, dû au désintérêt envers la science, car la réflexion scientifique de Platon n’aura pas été enseignée. Aussi, les films de science-fiction alarmistes seront le pilotage de la décroissance.

On nous fait croire que ce sont les maisons qui sont écologiques, alors que ce sont les immeubles qui le sont

Ainsi la population croit qu’elle est trop nombreuse, donc il n’y a plus de raison de vivre. Alors les fils de possédants auront plus de richesses qu’ils n’utiliseront pas. Ces richesses n’en seront plus, puisque sont riches ceux qui savent quoi faire de leur environnement. Quelque chose qui ne sert à rien n’est pas économiquement une richesse.

Seulement des possédants seront de plus en plus dépossédés, d’abord par leurs entreprises, ensuite par leurs enfants. La population distinguera une supercherie dans ce libéralisme, même si certains s’épanouiront. En effet l’épanouissement sera censuré et seront reconnus les orateurs talentueux, capables de vous expliquer que tout est louable si suffisamment de personnes l’acceptent, selon le bordel libéral.

La recherche de vérité aboutit à son épanouissement. Ce sera donc le chômage ou une rencontre qui fera que la population osera se remettre en question, pour peu qu’elle cherche le bonheur. Certains n’auront pas abandonné la réflexion scientifique et la recherche de vérité de leur enfance, nécessaires pour apprendre à marcher et à parler.

Ce seront ceux qui ne chercheront pas la vérité qui seront des bourreaux du système, parce qu’aux mêmes malheureux. Seront cependant récompensés les sophistes ne se connaissant pas eux-mêmes, récompensés pour leur méconnaissance du libéralisme, mais surtout pour leur connaissance des autres.

Alors la population possédera peu, et d’autres pays montreront que le développement est bénéfique, pour peu que cette population le sache. Alors, les locataires voudront redevenir des possédants, afin de ne pas être possédés. Ils accepteront la morale de ceux qu’ils ne comprenaient pas avant, parce qu’ils auront eu suffisamment d’informations de ceux qui recherchent la vérité, mais surtout parce que ce combat pour le développement par le bien commun aura été suffisamment connu et remémoré, même si censuré.

Source
-* Les Principes de la Science Sociale T1 - Henry Charles Carey
-* Les Principes de la Science Sociale T2 - Henry Charles Carey


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